Suivez-nous également sur Twitter @RSLNmag
Éducation

Imagine Cup : à la rencontre des Français en finale mondiale

3

On les avait laissé le 4 mai, tout à leur victoire, en finale française de la compétition Imagine Cup, ces championnats du monde de l’innovation numérique organisés par Microsoft - l'éditeur de RSLN.

Depuis samedi, Fabien Heracles, Olivier Conort et Matthieu Perraud défendent les couleurs françaises dans la phase mondiale d'Imagine Cup - et s'en sortent, pour l'instant, plutôt bien. Nous vous proposons de découvrir un peu plus leur aventure.

> Leur projet ?

Un tapis « intelligent » destiné à protéger les personnes âgées vivant seules chez elles en détectant leurs chutes et en permettant de prévenir automatiquement les secours. Pas un hasard, donc, qu'ils aient baptisé leur équipe Geras, acronyme de Geriatric Emergency Recognition and Assistance System, et clin d’œil à la  personnification de la vieillesse dans la mythologie grecque.

> Qui sont-ils ?

A priori, les membres du trio n’affichaient pas les profils et les inclinations susceptibles de faire d’eux les lauréats d’une compétition informatique. Ni Fabien ni Matthieu ne se sont passionnés pour la chose avant de commencer leurs études supérieures. Seul Olivier, parti s’installer très jeune avec sa famille à Houston, aux États-Unis, a contracté précocement le virus de l’informatique grâce à l’un de ses professeurs de collège, devenu son mentor en la matière.

Mais, avec ces trois garçons-là, on est bien loin du cliché des petits génies du numérique coincés vingt heures sur vingt-quatre derrière leur écran. Le succès de Geras repose avant tout sur une bonne idée et sur une mise en œuvre minutieuse. L’expression « 1 % d’inspiration et 99 % de transpiration » prend ici tout son sens.

> Leur projet ...

L’aventure commence en novembre 2009. Dans le cadre de leur avant-dernière année d’études à l’École centrale d’électronique de Paris (ECE), les futurs ingénieurs doivent réaliser un projet pluridisciplinaire en équipe. Fabien a alors une idée en tête : profiter de ce projet d’études pour participer à Imagine Cup, dont il a entendu parler par un élève d’une promotion antérieure qui y a participé. Une idée et une envie : travailler dans la domotique.

« Après mon bac S, je ne savais pas trop quoi faire, mais j’ai eu le déclic pour ce secteur à la suite d’un cours en classe de prépa, et j’essaie depuis de m’orienter vers les activités qui y sont liées », raconte celui qui est devenu le chef du projet. Sans avoir précisément défini de thématique, il réunit d’autres élèves de différentes spécialités et rencontre ainsi Matthieu et Olivier. Fabien oriente le projet vers la domotique, et le groupe passe en revue les domaines qu’il pourrait explorer.

C’est au cours d’une de ces discussions
que les étudiants  identifient un sujet qui leur semble porteur et, surtout, qui leur tient à cœur : la solitude des personnes âgées face aux accidents de la vie courante qui peuvent survenir à leur domicile. « Nous avions tous des exemples de grands-parents ou de proches qui avaient été confrontés à des problèmes médicaux chez eux et avaient eu de la peine à prévenir les secours », explique Olivier Conort.

Pour l’un, c’est son grand-père qui a fait une chute dans la nuit, n’a pas réussi à se relever et a dû se traîner jusqu’au téléphone pour appeler les secours. Il lui a fallu passer huit appels pour enfin trouver de l’aide. Pour l’autre, c’est sa grand-mère qui a fait un malaise à domicile. Certes, elle porte généralement un bracelet électronique d’assistance, mais elle l’enlève la nuit pour dormir.

L’équipe a alors l’idée d’un tapis doté de capteurs associés à de la reconnaissance vocale et à un appel téléphonique automatisé. « Sous le tapis, un quadrillage de capteurs forme des lignes et colonnes, comme des coordonnées, détaille Olivier Conort. Quand une personne marche, elle n’active qu’un ou deux capteurs simultanément. Mais si elle tombe, elle va appuyer sur cinq ou six capteurs en même temps. C’est là que l’alerte s’active et demande oralement à la personne si elle a besoin d’aide. Si elle répond oui, le système appelle automatiquement les urgences ou un proche, dont les numéros auront été préenregistrés. »

> Le fer à souder à la rescousse ...

Sur le papier, le projet est séduisant, mais sa mise en œuvre va exiger des trois compères qu’ils retroussent leurs manches et empoignent le fer à souder. Tous les soirs, après la fermeture de l’école, ils se retrouvent ainsi chez Olivier, le seul à habiter un appartement suffisamment grand pour qu’ils puissent y fabriquer leur prototype.

Le moment où tout a basculé pour le trio, a été le bootcamp, un week-end organisé en mars 2010 pour aider les différentes équipes en compétition à peaufiner leur dossier avant la finale française. « C’est là que nous avons pris conscience que nous pouvions vraiment aller loin, se souvient Matthieu. La pression et les différents oraux nous ont motivés. Alors qu’auparavant c’était un peu du rêve, au bootcamp, nous avons compris que nous avions vraiment nos chances. Qui plus est, le jury a été emballé par le concept et l’idée. »

« Nous avons travaillé avec eux pour les préparer au mieux, promet Laurent Ellerbach, responsable des relations avec les développeurs et l’enseignement supérieur à Microsoft France. C’est le coaching qui fait toute la différence, alors nous allons les rencontrer une fois par semaine pour nous assurer qu’ils présentent au mieux leur histoire et leur projet. » Encore quelques soirées bien remplies pour Matthieu, Olivier et Fabien, après leurs journées de stage !

> Le conseil de dernière minute ...

Il revient à Thierry Joubert, directeur technique de Theoris, société spécialisée dans les logiciels embarqués, et l’un des jurés français d’Imagine Cup : « Il va falloir qu’ils se lâchent un peu, qu’ils arrivent à transmettre leur passion. » Ce sera quitte ou double.

>> Le blog des équipes françaises, c'est par là.

Agathe Duchamp le 04/07/2010
Agathe
Agathe Duchamp le 04/07/2010

3 Comments


cedriclachaise

RT @WindowsFrance: Imagine Cup : à la rencontre des Français en finale mondiale : http://ow.ly/271vE (via @RSLNmag)

le 05 July 2010
Roro

J'aime ce projet, j'ai un père de 88 ans : j'hésite de l'appeler à certains moments l'imaginant courir d'une pièce à l'autre, avec les risques que cela comporte, pour s'entendre dire "alors tout va bien!". Sa réponse est toujours la même : je suis debout, c'est le principal ! Pus il continue en disant Annie Cordy chantait ça ira mieux demain, alors attendons demain.Je ne suis pas féru en informatique mais j'admire votre projet qui vaut beaucoup plus que les jeux de guerre que l'on propose à nos enfants. Bravo à vous et s'il y a possibilité de vous envoyer un petit quelque chose (je sus retraité smicard) ça sera avec joie !  Merci pour votre projet

le 10 July 2010
Goube François

bravo les jeunes
je suis une personne qui commence à prendre de l' age 78 ans et je trouve votre idée géniale.
Hureusement, j' habite un petit hameau dans les monts d' Alban , Tarn mes voisins sont aux petts soins pour nous et grace ç eux je vit une viellesse sans problèmes.
je pense aux vieux des villes qui sont isolés au millieux de lilliers de voisins qui ne s' en occupe que rarement . Merci pour eux

le 11 July 2010

Ajouter un commentaire


Loading
biuquote
  • Comment
  • Preview

S'abonner à la newsletter

Votre adresse email sera uniquement utilisée pour vous envoyer la newsletter de RSLN. Microsoft ne l'utilisera pour aucune autre communication, qu'elle soit commerciale ou institutionnelle. Microsoft ne vend ni ne loue ses listes d'abonnées à des tiers.